12 février 2007
Ladouche XIII

La douche XIII
(Suite et Fin)
« Périgueux terminus de ce train, assurez-vous que vous ne laissez rien derrière vous »
Devant moi il y a de nouveau la grognasse et son morveux. Putain de rêve de merde. Elle me regarde bizarrement , ben oui connasse des fois je parle en rêvant, ce n’est pas interdit par la loi non ?
Évidemment en récupérant son sac en faux Vuitton elle me file un coup de coude dans le nez et ne s’excuse même pas, bien sur. Évidement tous les cons s’agglutinent vite fait devant les portes, pour ne pas perdre deux secondes de plus dans le train ! Quitte bien sur à se marcher dessus, bande de nazes, qu’est ce que vous avez à faire de si pressé ? Je vous le demande! Quoi à faire?? Embrasser mami ?
Bref.
J’attends donc que le train se vide un peu en me frottant le nez, je descends en dernier, derrière une vieille, étonnée qu’un jeune gros ne la bouscule pas comme d’habitude…
La gare de Périgueux. La seule que je connaisse qui n’a toujours pas de souterrain pour passer sous les voies… Juste trois rondins, pour traverser les autres voies direct à hauteur de train, message induit dés l'arrivée: bienvenue à Suicide land!
Je traverse la gare, le hall, sors sur le parking. Pour une fois papa n’est pas là , je pose donc mon sac et j’attends tranquille. Je regarde toutes ces scènes siiiii touchantes des familles qui se retrouvent, de tous ces crétins d’étudiants qui retrouve leur maman fière d’eux, qui montent dans la Twingo en parlant… Maman a tellement de choses à dire, on vit en plein pays des schtroumphs… Ou alors papa qui vient les chercher en costume au sortir de la banque, et qui montent dans la Safrane grise en souriant moins… Putain ! Dommage que je n’ai pas de clope, je me ferais bien un petit joint là… Je regarde aussi le bar en face de la gare , le kiosque ou j’achetai les histoires des barba papa… Rien qui change dans ce bled, les mêmes gens aux mêmes places, le bonheur des campagnes, la bonne vieille stabilité, les mêmes vieux poivrots, les mêmes vieilles putes, les même gens… Attendre la mort bien tranquillement…
Bon au fait qu’est ce qu’il branle l’autre ? Je ne vais pas être obligé de l’appeler quand même…
Je prends une grande respiration, putain de Périgueux, pas de clope, personne pour venir me chercher, il ne faut pas pousser non plus !!!! Je sors mon téléphone de ma poche, il va m’entendre l’autre. « allô papa c’est moi ? Comment qui ça et ben moi, Ludovic ??? Quoi ??? Mais non c’est pas une blague !!! Et puis c’est quoi cette voix, tu as fumé ou quoi ?? Quoi ???
Mais tu débloques complet si je suis mort il y a trente ans comment on s’est vu la semaine dernière alors ???
Papa??
Papa????"
fin
07 février 2007
La douche XI

La douche XI
J’arrive sur la grande plage, je remonte un peu à droite si je me souviens bien, la plage nudiste, voilà… cool, le soleil et le sable. Je vire mes fringues et je me fous à plat ventre; Comme ça au moins je peux bander tranquille en matant. Les mecs sont pas trop mal. Ils ont tous des fringues périmées grave mais ça va…
Comme dans mon souvenir, je vois que ça s’agite la bas en haut des dunes. Je profite de pas trop bander et je monte ce putain de tas de sable et bien sur ça baise sec dans les fourrés. Par groupe de deux ou trois ils s’enculent et se suçent. J’essaye de m’approcher d’un groupe mais bien sur, tout le monde se barre en me voyant…
Ça va j’ai compris…
Alors comme d’hab’ dans ce cas, je me fous à quatre pattes le cul en l'air et j’attends. Bien sur, quand t’es gros dans le milieu de la baise tu ne peux que te faire enculer, alors j’attends… Un vieux vient se finir sans me pénétrer faisant à peine glisser sa vieille bite dans la raie de mon cul, un autre qui ne me fait même pas bander puis, enfin, un autre un peu plus jeune, pas mal gaulé et bien membré mais qui, bien sur, ne peut s’empêcher de me filer des grandes tapes dans le cul et de me pulvériser les tétons en se croyant dans un falcon… Je me retourne pour regarder un peu sa tronche et sa bite qui disparaît dans ma graisse et je me finis comme ça, à la main, trois jets sous pression qui forment une petite flaque puis s'enfonce doucement dans le sable… Allez toujours ça de pris… Je me débrouille pour envoyer le reste du sperme dans la tronche au beau gosse, ça ne lui plaît pas et il râle, bien fait pour sa belle petite gueule…
La bite pleine de sable je retourne m’affaler, attendre encore un peu…
La bite bien calée dans le sable chaud, je mate tranquillement les autres. Beaucoup de pauvres folles, de gym queen trop musclées, la faune ordinaire quoi… Je me retourne sur le dos, essaye d’en profiter un peu… De toutes façons d’ici cinq ou dix minutes un mec va venir sûrement me buter en m’insultant, j’ai l’habitude puisque tous mes rêves se terminent comme ça depuis sept ans… Je me demande juste si j’ai vraiment spermé dans le train et j’imagine la tronche de la grognasse d’a coté… « oh regarde maman le monsieur il s’est fait pipi dessus » , « mais non chéri, mais non ! ! »…
Enfin bref…
Bon je vais peut être y aller moi, de toutes façons les autres aussi commencent à disparaître…. Bon allez, je me concentre, je vais sûrement me télé-porter… 1, 2, 3 hop !
Putain de bordel de merde je suis toujours sur le sable, allez bordel ! Hop ! Mais c’est pas vrai, je vais être obligé de me me taper la dune en sens inverse ! ! ! Putain mais c’est un rêve bordel, un rêve ! ! ! Putain papa, tu peux pas me lâcher deux secondes avec ton surmoi de merde non ?
Non bien sur…
Allez va pour la dune à pied…
05 février 2007
La douche X

La douche X
Le soleil sur la peau me surprit. En ouvrant les yeux, je me retrouve dans une foret des Landes… Je crois que je suis le champion du monde des rêves pourris, les Landes donc. Je trace un peu et je reconnais le camping où je suis venu il y a longtemps avec papa et maman. J’avance un peu dans le camping, il est encore plus pourri que dans mon souvenir… Mais qui a inventé le camping ? Les emplacement ridicules avec leur prise de courant et leur petite haie, le sable qui colle partout et les familles en débardeur ou torse poil. Des centaines de Roger torse poil qui se biturent au pastis, l’enfer intégral, la mort de l’intelligence, la mort de la civilisation…
Et puis qu’est-ce que les gens sont cons dans les camping ! Ils sont pauvres parce qu’ils sont cons ou cons parce qu’il sont pauvres ? L’enfer hétéro miniature : mini pavillon en mini banlieue mais maxi boudin… Et puis les blocs sanitaires ! ! ! ! Qui au vingtième siècle peut supporter de faire la queue pour aller chier ? Qui ? Et puis les douches… ahhh les douches…. D’ailleurs c’est là que je me suis tapé Gérald non ? Mais si c’est là !
Ah Gérald…
Pendant que les parents prenaient l’apéro, on s’est coincés dans une des tentes. Il m’a dit que j’étais pas cap de lui sucer la bite, il a perdu. Après il ne voulait pas me faire pareil mais il était plus petit que moi… Putain, ma bite dans sa bouche ça c’est une sensation que j’oublierai jamais… Avec ses petits cheveux un peu longs et sa raie sur le coté, il m’avait super bien sucé. Il avait aussi une petite bite et un petit cul sympa… Le problème c’est qu’à l’époque on ne pouvait pas encore spermer donc ça nous donnait à peine des envies de pisser terribles, sauf qu’on y arrivait pas non plus… Mais enfin ça lui avait plut quand même, c’est même le premier qui m’a léché le cul…
Aprés on a pris toutes nos douches ensemble, « pour aller plus vite » , j’adorais le déshabiller, le sucer partout, je lui frottais le dos avec le savon, on s’amusait bien quand même... Dommage qu’a l’époque on ai pas pensé a s’enculer… Rien n’est parfait…
Gerald…
Je me demande quelle tronche il avait finalement et puis qu’est ce qu’il a pu devenir… Pute ? Commercial William Saurin ? C’était quoi son emplacement déjà, par là non ? Ouais je crois que c’est celui où y’a un mioche dessus. Mais d’ailleurs, tiens!, il lui ressemble… C’est lui non ? Ben ouais, la même raie et… et le putain de maillot de bain avec les motifs provençaux, c’est lui c’est sur ! Ça c’est cool… Fais voir ta tronche gamin, ouais pas terrible quand même, je suis un peu déçu… J’comprends pourquoi je t ‘ai oublié… Et ben ! Lève toi que je vois un peu ton petit cul, était il si bien que ça?
Putain j’adorerais le revoir à poil sous la douche…Et qu’il me suce aussi ! Ça ça serait le pied de revivre ça… Ça ça me changerait de mon quotidien de voir cette petite pute à genoux devant moi...
Mais au fait il prenait sa douche toujours à la même heure, toujours au même endroit, je vais m’y pointer avant lui tout à l’heure, « après la plage »( mon putain de rêve va bien tenir jusque là non ? Sinon je ne vois pas l’intérêt !)… En attendant je crois me souvenir que la plage est assez cool… De toutes façon c’est pas la peine de se presser, si je me réveille y’a l’autre mioche braillard et miss kosovo qui m’attendent… bon c’est par où la plage ?
02 février 2007
La douche IX

La douche IX
Je monte enfin dans mon compartiment (deuxième classe bien sur…) et je m’affale sur un fauteuil miraculeusement vide. Évidemment c’est là qu’une grognasse monte avec ses deux gniards et se colle avec moi… Ça c’était gagné d’avance ! Gagné d’avance aussi que le putain de mioche va me filer des coups de pieds et au choix me vomir ou m’éternuer dessus. Alors là, en plus on a deux bons gagnants, le train n’a pas encore démarré qu’ils mériteraient trois baffes, putain mais que c’est con les gosses ! ! ! ! Que c’est con ces putains d’usine à merde et à morve, braillard et crétin. Le pire je crois que c’est leur putain de petites voix idiotes, mais ta gueule le mioche, ta gueule ! ! !
« Arrête Adrien le monsieur n’aime peut être pas les petits enfants » Tu l’as dit grognasse ! En plus si tu espères me faire culpabiliser tu te fous les doigt dans l’œil jusqu’aux ovaires, vu ta gueule et celle de tes mioches je me demande qui t’as donné le droit de te reproduire. Quelle bite a bien pu avoir envie de toi ? Le mec devait vraiment être sur les dents, retour du kosovo au moins, sinon je vois pas…
Non mais franchement qui a pu te troncher ? Ces pauvres hétéros, ils sont tellement obsédés par les gosses et la maison qu’ils se tapent des boudins et construisent des pavillons en kit en lointaine banlieue… Et tout ça parce qu’ils ont peur de se prendre une bite dans le cul, on rêve… Libérez vous les mecs, sucez moi, vous verrez que c’est pas si terrible, découvrez la vraie liberté!… Putain et toi la grognasse arrête de tripoter tes cheveux c’est insupportable ! ! ! C’est ça ouais met de la poudre, mais même Channel ne peut plus rien pour toi… Trop de boulot, t’as tout à refaire… Et puis par pitié fait taire ton putain de môme ! ! ! Tabasse le, file lui un lexo mais qu’il se taise, putain qu’il se taise ! ! ! ! ! Putain les hétéros sont vraiment la plaie du monde…
Mais non apparemment non, le fœtus ne va pas s’arrêter, et toi connasse tu vas rien faire… Putain à chaque fois pareil ! Et puis le train bondé, bien sur, impossible de changer de place… Et puis même pas de clope pour les faire dégager, leur balancer la fumée dans la gueule (quelle me dise quelque chose en plus l’épouvantail, avec son gosse qui couine comme une vieille truie, pollution sonore connase, pollution sonore !).
Bref. Je sors mon cd de mon sac, volume à fond, au moins cacher le plus gros des cris… Le train vient de quitter Bordeaux, par la fenêtre des gens qui vivent leur vie, apparemment aussi pathétique qu’a vitesse normale…
Mozart, « Die zauber flute ». Finalement la seule musique dont je ne me lasse pas. Putain comment on peut être capable d’écrire un opéra ? Et ce mec en a écrit six ! Et il y a des connards qui se la pète avec leur imper mastic et leur costume pourri, on rêve… La vie est vraiment une belle saloperie, il y a les génies et les autres, pas de demi teinte. Avec trois génies par siècle on est pas dans la merde…
« So bist du meine tochter nimmermehr
So bist du usw
Verstoben sei auf ewig
Verlassen sei auf ewig
Alle bande der natur
Verstoben
Verlassen
Und zertrummert
Alle bande der natur »
31 janvier 2007
La douche VIII

La douche VIII
Mon train commence enfin a être annoncé dans les départs, voie 18, au fin fond de la gare, bien sur. Je roule en boule le torchon libéral (et non tu l’auras pas, connard de serveur) et je me traîne à l’autre bout de la gare. Quand je composte, je me fais bien sur rentrer dedans par deux ou trois de ces connards à costard, ces putains de cadre « dynamique » avec leur putain de pardessus mastic et leur costume Brice qui se la jouent maître du monde, comme si quelque part dans le monde les vrais « décideurs » prenaient leur train à 15 heures un samedi, dans un costumes Brice, bande de tâcheron, minables commerciaux William Saurin, pauvres types… Et surtout n’oubliez pas de lire le rapport sur le conditionnement des boites de choucroutes, important le rapport ! Et bise à bobonne ! Putain ! A quand un régime bien stalinien, pendre tous ces crétins de commerciaux avec leurs tripes, qu’on soit enfin tranquille, qu’on ne les vois plus faire leur malins avce leur pensée hypocrite à la con d'équité des chances, de valeur du travail bla bla bla… Bref…
J’avance dans les couloirs de moins en moins large dés qu’on s’éloigne des lignes tgv et des trains qui rapportent, étrange non ? Le corail pour Périgueux est bien sûr tout au fond, sur un quai qui n’est même plus protégé par la marquise… Des deux cotés du mur, les putains de pub pour la sncf avec des familles trop contentes de se retrouver, des couples ou tout le monde est heureux, même le petit chien, toujours le même bonheur commercial de merde.
Plus ça va et plus le sol est humide, mal entretenu, biscornu, à se demander si je ne vais pas carrément finir sur du gravier… Et dire que quand j’étais ado ces putains de couloirs me faisaient rêver… Et dire qu’à l’époque je me suis pris sérieusement pour une rock star… Comme quoi! Trois malheureux concerts en Périgord et je me suis vu déjà remplir Bercy, bref. Du coup tous les couloirs qui tournaient, je me voyais arriver sur la scène du POPB… Qu’est ce qu’on peut être con quand on est jeune! Un shoot à l’héro et une nuit à vomir, le guitariste qui encloque une grognasse et finie la vie d’artiste… Faut dire, bien sur, soutenu par personne parce que mes paroles « dérangeaient »… Parce qu’on était parfaitement nul aussi d’ailleurs. Remarque, très cons et trés nuls on avait peut être effectivement toutes les chances de remplir Bercy… les 2 Be 3 l’ont bien fait…
Y’a comme un attroupement devant mon quai, des fans sûrement… Non j’déconne, il a commencé a pleuvoir alors les mémères protègent leur bruch bleu ici, vu que le quai est à ciel ouvert… Hors de question d’être une minute à coté de vieux avec leur problèmes de varice ou de cataracte, je m’en tape assez toute la semaine, je préfère largos la saucée, merci la SNCF!.
Le putain de train arrive bien sur à la bourre et je suis à moitié trempé. Au moins les vieilles m’ont foutu une paix royale et n’osent plus s’approcher de moi, c'est toujours ça de gagné…
26 janvier 2007
La douche VII

La douche VII
Ce putain de week-ens je le vois d’ici; D’abord papa au bout du quai, à m’attendre, genre retour du fils prodigue. Le regarder dire bonjour à la moitié de la gare, me présenter encore et toujours « mon fils » comme il dirait « ma voiture » ou « ma femme » et puis rentrer au domaine. Maman qui m’attend sur les marches du perron, occupée, bien sur, toujours. Supporter les visites des bouseux, leur connerie sidérante, apprendre les dernières nouvelles de la famille, du village. Éviter les questions pièges, ne rien lâcher. Le soir manger en silence dans cette vieille salle de garde froide où personne n’aura déjà plus rien à dire. Après ils partiront, bien sur, ils ont toujours des amis ou des « gens » à voir; Moi je vais regarder la télé tout seul en bouffant le miel de la mère Lablanche. Après, attendre qu’ils rentrent, passent me voir et aillent se coucher. Moi, mater un vieux film de cul, fumer un joint sur la terrasse , essayer de retrouver quelque chose cette putain de bicoque ou j’ai passé plus de 20 ans, profiter du silence, être enfin seul... Évidemment ne rien retrouver du tout.
Le lendemain matin dormir. Ou faire semblant. Le plus longtemps possible, pendant que les parents seront à la messe ou à la chasse, puisque moi je n’y vais plus « pour l’instant » comme dirait maman. Après, sûrement se tirer la tige dans le petit lit grinçant pour tuer l’ennui pendant que maman prépare le gigot. Se lever enfin quand j’entendrai les premiers « invités » arriver. Prendre ma douche pendant qu’ils prennent « l’apéritif » et ne les rejoindre qu’une fois l’entrée servie. « A quelle heure tu t'es couché hier soir ? » sourir en se servant des carottes râpées. Après bouffer, finir les plats pour faire passer le temps, oublier les conversations de merde. Déjà attendre. Après regarder la télé ou aller sur la terrasse et faire semblant de dormir, entendre maman fiérote « Il a beaucoup de travail à Bordeaux, il profite du week-end pour récuperer… » . Enfin appeler la gare pour connaître les horaires de train, surprendre tout le monde en prenant le premier possible en expliquant que oui, j’ai beaucoup de boulot à Bordeaux, bien sur. Après ranger le linge propre dans la valise et se faire offrir discrètement 20 euros « pour le voyage ». Mission accomplie. Alors attendre le départ dans un silence pesant. A l’heure où dans les familles normales on se dit des choses, lire le programme télé ou alors suivre maman dans le chais qui compense sa culpabilité en me filant un max de conserve, de sucre, de vin. Les regards qui se croisent, les soupirs qui illustrent tout le week-end mais ne plus faire d’effort; Laisser le silence, la merde s’installer encore un peu plus entre nous et enfin partir.
Et puis bien sur dans la voiture, la question rituelle du « tu reviens quand alors ?» et répondre comme d’hab que « j’ai beaucoup de travail »…
Après arriver à Bordeaux, dans le putain d’appart se foutre le gode bien profond dans le cul, vider le frigo et les réserves de maman et s’endormir devant Capital. Rien qu’a y penser j’ai déjà la gerbe…Et ça recommence tous les mois… Je crois sincèrement que j’ai la famille la plus dégénérée de la planète…
24 janvier 2007
La douche VI

La douche VI
Sur la passerelle de la gare je mate les files d’attente, je descends l’'escalator et je me colle dans la plus longue, jouant ma dernière chance d’avoir une excuse pour ne pas y aller ou au moins pour arriver en retard, par le prochain train.
Juste devant moi il y a un petit étudiant, à peine dix huit ? Beau petit cul dans un 501, je fourre ma main dans une de mes poches et me tâte le barreau. Il est encore un peu sec; Il doit avoir un cul bien serré encore, peut être même puceau… Pauvre biquet! Je l’imagine surpris en train d’éjaculer, débordé par tout ça…
En plus je suis sûr qu’il a encore des slips de maman. Les petits slips bien pourris avec des drôles de dessin dessus. J’adore les mec avec ce genre de slip, ça change des bellâtres en boxer Calvin Klein… Un petit slip bien pourri avec des motifs provençaux vendu par six à La Redoute…Mettre mes pouces de deux cotés et découvrir son petit cul, sa petite bite (il a une tête a avoir une petite bite…)
« Que puis-je faire pour vous monsieur ? »
La connasse de la sncf est devant moi. Cette putain de file a avancé plus vite que les autres ! Qu’est ce que tu as connasse à vouloir faire du zèle ? Tu veux de l’avancement ? Mais tout le monde s’en branle de tes performances ! ! ! ! !
« Monsieur ? Que puis je faire pour vous ? ? ?
- Un aller simple pour Périgueux »
Ça y est, elle fait un peu moins sa maligne. Elle prend l’air sérieux, regarde l’écran de son pc, et oui je t’ai fait peur, tous les gros ne sont pas sympa comme Carlos pauvre pintade.
« Euh… Ça vous fera ** euros »
Les pièces aspirées par la petite trappe et le billet qui apparaît avec un petit bruit sec.
«Euh… Bon week end monsieur ! »
Ouais , ouais , on lui dira…
Bon quelle heure il est ? Putain j’ai encore quarante-cinq minutes d’avance ! ! ! ! Qu’est ce que je vais foutre maintenant ? ? ? Putain d’éducation de merde, putain de stress d’être à la bourre, putain de merde !
Je fouille le fond de mes poches. J’ai zéro tune et même plus de clope, je ne vais pas mendier tout de même… Mais je ne vais pas non plus rester comme ça planté comme un gros tronc en plein milieu du hall. En plus les chiottes sont payantes et trop petites pour m’astiquer convenablement. Je recompte mes trois radis, juste assez pour me payer un café. Je marche vers le buffet du coin et je prends une table sous le regard en biais d’un serveur: Putain, si les gros ne sont même plus les bienvenus dans les restos, ou va-t-on ?. Finalement il se décide quand même à bouger son cul et m’apporte mon caf’.
Qu’est ce que j’ai l’air con ! Avec un panneau autour du cou « Hit me » ce ne serait pas pire. Et bien sur même pas les tunes pour un petit magazine et bien sur je n’ai rien pris à lire… Le mec à coté de moi se barre en laissant son journal, je lui tire avant que le serveur me mette la patte dessus et du coup il fait encore plus la tronche, bien fait !
Le figaro ? Il y a encore des gens qui lise cette merde libérale ? Faut pas être difficile… Je l’ouvre devant moi et je fais semblant de lire, au moins ne plus voir le regard des autres.
22 janvier 2007
La douche V

La douche V
Putain j’ai encore passé la nuit sur ce canapé de merde.
Lumière sale par la fenêtre, mon peignoir trempé de sueur, cet odeur
impossible, la bouche collée de bave seche. J’enlève le peignoir et j’avance comme un gros veau
vers la douche. L’eau sur moi qui éclaircit un peu et puis la faim qui revient.
Déo xxl, se sécher sous le pli du ventre, au moins éviter les mycoses… Faim.
Ces putains de chaussettes synthétiques et ces putains de chaussures trop
petites, un dernier coup d’œil sur le bordel habituel et je lève l’ancre.
Dans la rue début de samedi normal. Les petits enculés
d’étudiants sont rentrés minauder chez papa-maman hier soir et on est enfin
tranquille, la ville est à moitié vide. C’est mignon un étudiant. C’est mignon
mais c’est con, surtout en première année… Ça a un beau cul, souvent une belle
gueule mais ça se prend pour la futur élite de la France, ça se croit arrivé
parce que en fac. Alors ça fait sa bêcheuse. Quatre ans après c’est vendeur
chez confo ou caissière ikéa et ça fait moins son malin. Elle est où
l’élite ? Et ouais mon pote ma vie de merde c’est aussi ton avenir alors
évite de me mépriser, tu ne sais même pas ce que tu vas devenir…
Le putain de tram met bien sur quatre plombes à débarquer.
Retourner toute la ville pour chier une chenille sur rail qui marche quand elle
veut, franchement, je comprendrais jamais…
Il se pointe enfin et je monte. Regard qui se détourne tout
autour, et bien oui connasse, c’est ton jour de loose, y’a un gros qui va
s’asseoir à coté de toi, qui va même prendre deux place tiens. Et plus tu me
feras chier, plus je vais respirer fort. Tu la sens ton angoisse qui
monte ? On sait jamais c’est peut être contagieux…
Évidemment, évidemment, j’ai deux vieilles connes derrière
moi qui se croient discrètes « c’est pas possible de se laisser aller
comme ça », franchement quand je vois ta gueule, je me dis que j’en ai
autant a ton service connasse…
La gare enfin.
17 janvier 2007
La douche IV

La douche IV
Et putain, j’en peux plus, je tiendrai pas deux jours. Je
veux pas supporter leurs regards en coin, pas supporter les « c’est un
sacré gaillard » et les « il devrait faire du rugby ». Je suis
obèse connard ! O-Baise! Tu le sais, tu le vois ! Je suis obèse , sans
une tune et j’ai un boulot de merde alors arrête de minauder connard, tu crois
épargner quelqu’un ? Tu crois que ta vie est mieux que la mienne coincé
dans le trou du cul du monde à se croire malin parce que tu amasses du fric
dont tu ne sais pas vraiment quoi faire parce que tu es un taré, fil de taré, petit fil de
taré. La seule différence entre ta vie et la mienne, c’est que moi j’ai une
chance de porter ton cercueil…
Putain c’est décidé j’y vais pas !
Et puis ces fringues me filent vraiment la gerbe. Les voir
là, proprettes, entassées dans ce sac c’est comme si j’y étais déjà. En plus je
trouve jamais de sac assez grand, et ces putains de fute ! « l’image
Ludovic ! L’image ! On a le respect d’abord par l’image !».
Je me recouche sur le canapé. Ma petite bite est toute
poisseuse, collante. J’essaye de me branler une dernière fois mais ça ne vient
plus, ça fait presque mal. J’essaye de repenser au petit G** à son petit
cul ferme et j’y arrive une dernière fois, direct sur le peignoir et puis je
regarde une redif de fréquenstar.
15 janvier 2007
La douche III

La Douche III
Je mets mon vieux peignoir et je retourne sur le sofa.
Inepties sur l’écran, ma bite à l’air gigote doucement. Mettre un vieux film
porno et se branler encore, et puis bouffer du sucre en morceaux, et puis
attendre. Au fait quel jour on est ?
Vendredi soir. Encore un putain de week-end devant moi, Week
end en famille en plus. Dire qu’il y a des cons qui attendent ça toute la
semaine. Deux jours pour se barrer pour ceux qui ont du fric, deux jours pour
« bricoler le pavillon » pour les trouduc’…deux interminables
journées vides. Encore plus rien à faire et devoir éviter les invitations,
trouver une excuse. Si j’étais moins con j’arrêterais totalement de répondre au
téléphone parce que ça devient pathétique à mon âge d’attendre encore de faire
une rencontre dans une de ces soirées à la con du samedi soir et surtout encore plus pathétique d’entretenir dans ce
but des « relations » avec une pléiade de connards ramollis du
cerveau dans le seul but de me faire inviter dans des soirées où encore
d’autres connard boivent et se foutent de ma gueule… Et puis à la télé le week-end c’est deux jours à se taper toutes les connasses de stars. Toutes ces
putains de starlette avec la tête pleine d’eau , jeunes, riche et
celeeeeeeeeeeeeeeebre… se taper encore leurs putains de névroses de merde (ne
suis je pas trop riche, trop beau??), qu’il vont nous rabâcher en pleurnichant
(je suis trop riche, trop beau !!!!)… insupportable.
Enculer une star, voilà un vrai trip. Enculer une putain de starlette sur le
retour, bien oubliée de tous, bien dans la dèche, bien bouffie par la drogue ou
l’alcool… Lui coller ma bite dans le cul et mon souffle de gros dans les
oreilles. La voir pleurnicher pour de bon cette fois et éjaculer quand ma bite
est bien profond dans son cul, quand son anus n’est plus qu’un cloaque ou je
pourrais enfoncer le poing, la voir chouiner et me vider à fond les couilles et
puis ensuite la… Enfin, ne rêvons pas.
De toutes façon pour moi c’est week-end famille : Papa
, maman et toute la clique ; tout le monde dans les vieilles pierres, tout
le monde dans la ruine à faire semblant d’y croire encore. Ce putain de manoir,
cette putain de terre, ces putains de bouseux. Tout ça ne s’arrêtera donc jamais ? ? ? Je vais
devoir me taper ça toute ma vie ? Tous les
mois ? ? ? ? Tous ces bouseux chichiteux qui ont un balai
dans le cul à défaut d’autre chose, qui font les mielleux parce qu’ils croient
encore que papa à beaucoup d’argent, que je suis un parti prometteur. Mais
c’est fini tout ça bande d’arriérés ! Il y a longtemps que les De
Saint-Aignan c’est fini, et en plus longtemps que j’ai arrêté médecine bande de
cons ! Si au moins ça me permettait de me taper un ou deux garçon de ferme
je voudrais bien continuer à mentir, mais bien sur non, on ne me refile que les
résidus de soubrette, que des filles à moitié finies, les filles des nouveaux
proprio qui ont fait des tunes, eux. Ah la gerbe avec leurs faces aplaties,
leurs poitrines de rat et leur guibolles de sauterelles. Leurs allures de
filles de ferme mal dégrossies. Putain la prochaine fois qu’ils m’en refilent
une, elle suce d’abord, on discute après… Au moins le niveau sera clair.Bref…
Se taper le fils G***, ça ça serait cool. D’abord comment
il fait ce bouseux pour être gaulé comme ça ? Il bouffe ce qu’il donne aux
vaches ? Lui arracher son bleu de travail , l’agenouiller sur le foin et
voir sa petite gueule aller et venir, bouffer la paille la bouche ouverte et le
cul en l’air… En plus je suis sur qu’il de grosses couilles bien lisses qu’on
tient bien dans la main. Et puis timide avec ça. Je suis même pas sur qu’il
oserait dire quelque chose… Faudra que j’y pense un jour…
Ou alors il me prend ? Les genoux sous le nez, sa
grosse queue dans mon cul ? Un Giraud qui encule un Saint-Aignan, bonjour
le scandale… Putain je bande encore ! Et vas y pour le tirage de
tige… Dire que la France se dépeuple,
dire qu’il y a des connes qui se vendrait pour ce sperme là, le snobisme est
vraiment l’antichambre de la connerie, mon sperme de sang bleu pue autant que
les autres, je vous le garantie…
