xannadu

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06 mai 2008

fascilisme : deux exemples.

Allez pour éclairer un peu mon propos voila deux exemple au hasard.

les_2_eric


Note : Il n'est pas question ici de rejeter "en général" et "en bloc" leurs dire mais de pointer précisément deux moment de fulgurance fasciliste des 2 Éric.


Eric zemmour et le mâle occidental: Eric soutient dans son livre "le premier sexe" que le masculin occidental est féminisé... et n'existe plus. Pour éclairer son propos il donne en exemple les manifestations étudiantes ou des bandes de jeunes de banlieue attaquaient des jeunes lycéen tout mou. L'homme oriental (le vrai ) tabasse l'homme occidental féminisé. ite missa est.

En quoi est un fascilisme? : Ben tout d'abord cela surfe sur le bon vieux refrain, fasciliste "c'était mieux avant" (y compris l'homme, le vrai) ; ensuite parce qu'on prend un raccourci monstrueux pour utiliser une image émotionnellement forte (violence, insécurité etc...) qui est censé justifier tout ( la force émotionnelle de l'image suscitée valant bien sur pour justification du propos).

Quand on réfléchi deux secondes: On se dit que tout d'abord les "jeune de banlieue" attaquent en groupe des lycéens isolés; ce qui est finalement tout sauf masculin au sens habituel de courage par exemple. C'est même précisément un comportement on ne peut plus lâche.
Ensuite les jeunes de banlieue sont souvent de troisième ou quatrième génération. Ils sont aussi occidentalisés que leurs victimes, donc en les comparant à l'homme oriental sur la base de leur phénotype, Éric fait une énorme boulette.
Enfin parce qu'on est une pute intellectuelle un peu formée a l'analyse, on peut s'interroger sur la fascination d'Éric pour l'homme oriental violent, porteur d'une virilité dont lui (homme occidental?) se sent dépossédé...
(et on ricane;))

Eric Nolleau et Laurence Boccolini:  Du grand spectacle fasciliste cette séquence!  Je vous rappelle les fait: Laurence B vient présenter son livre qui explique qu'elle ne peut avoir d'enfant ;  Nolleau  l'éreinte alors sur le thème que d'abord il en a marre des peoples qui racontent leur vie, et qu'ensuite le niveau littérature du livre est nul.

En quoi est un fascilisme ? : Nolleau utilisa ce soir là deux grand refrains de la pensée facile; Tout d'abords quand on est un intellectuel on dit que "le people c'est pas bien" ensuite le bien connu du "c'était mieux avant" appliqué ici à la littérature contemporaine sur le mode "la littérature contemporaine est nulle"(sous entendu je défends la vraie littérature moa madame!).

Quand on réfléchi deux secondes: Tout d'abord on se rend compte que certes monsieur Nolleau peut être épuisé de recevoir des people qui n'ont rien à dire mais que ce genre de réaction ont leur seule place dans les réunions de préparation d'émission, pas devant l'invité... Il est tout de même aberant de recevoir des peoples pour cracher... sur des peoples; attitude schizophrénique assez courante : je veux plaire au public qui s'intéresse au people tout en marquant bien que non je n'ai rien à voir avec eux...(pour conserver ma crédibilité).
Coincé dans une schizophrénie insoluble le courageux éric s'en prend donc au maillon faible: l'invité qui de tous est certainement le moins responsable de la situation... du grand art!

Ensuite il attaque LB sur le thème de "votre livre littérairement est nul" ; or, vu que lb ,ne se présente pas en tant qu'auteur, encore moins auteur de roman ou de littérature (son livre est un témoignage !)... Cet angle d'attaque est juste totalement idiot! Sauf à considérer bien sur (comme l'idée traine ici ou là) que tous les livres imprimés et reliés relèvent de la littérature (manuel de cuisine, essais, roman, manuel scolaire... tout
dans la même soupe!) ce qui est tout de même particulièrement bête comme idée et éclaire en tous cas bizarrement son auteur surtout quand il se pose en défenseur de la littérature, alors qu'apparemment il ne sait même pas en repérer les limites (!)

Mais l'important dans la pensée fasciliste étant bien sur de dégager une émotion, a partir du moment où il roule des yeux en prenant l'air excédé Nolleau passe donc pour un vrai redresseur de tort... et vogue la galère!

Note: Le plus drôle dans cet épisode fut quand même qu'en face de lui  (consciemment ou pas,  ça je ne peux trancher)  LB a eu la malignité de répondre en utilisant a son tour les règles du fascilisme; elle a donc surenchéri  émotionnellement  (ce qui prouve tout bien sur) et s'est mise à pleurer.  Fascilisme contre fascilisme nul n'a pu à ce jour définir encore clairement qui a le plus gagné de cet affrontement.

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05 mai 2008

Le fascilisme - ébauche d'une reflexion 1

etabli

Alors puisque je sens que vous me le demandez (si, si...) j'entame ici ma réflexion avec vous sur ce mode de pensée étrange qui nous entoure et que j'ai appelé le fascilisme.

 

Le fascilisme c'est quoi donc? : Je lui ai donné plusieurs sous titre  comme  "le diktat de la pensée facile" ou  bien " la dictature des bons sentiments" donc pour faire bref un mode de pensée ambiant qui m'ennuie et qui m'inquiète basé sur l'apparente tout puissance des idées faciles. Toute puissance largement appuyée (crée?) par un monde médiatique bourdeusien ou la rapidité et l'efficacité font force de loi au détriment de la réelle efficience ou de la plus banale causalité.
L'exemple créateur est le fameux "travailler plus pour gagner plus" qui donne l'impression d'être clair et qui pourtant ne résiste pas au plus simple examen critique. Mais pour le contrer il faut du temps, et ça le temps on en a plus... Alors ce mode de pensée facile se développe doucement refermant autour de nous une à une ses tentacules; Je ne peux encore ici faire une étude complète (et pour cause ce n'est pour l'instant qu'un sentiment!) mais je vais essayer de mettre en lumière certains aspects.

 

1- Prévalence du sentiment et du ressenti:
Dans le monde du fascilisme le sentiment est roi, l'émotion explique tout. Quelqu'un d'ému a toujours raison. Et pour cause l'émotion a tout de la pensée facile : elle est immédiatement reconnaissable par tous et déclenche la sympathie; ce que tout discours facile recherche.

 

2- Mise à plat des disours:
Dans le monde du fascilisme tous les discours se valent. La fonction de celui qui parle et le niveau de son discours n'existent plus. Seul le plus émouvant à raison et à ce petit jeu, évidemment, les discours rationnels perdent à chaque fois.
On voit ainsi dans les médias des médecins (des professeurs) voir leur discours démenti par un "témoin" dont le cas particulier dément la théorie générale et être mis sur le même niveau!

 

Ex classique:
le medecin :- Dans cette pathologie il y a 95% de survie...
Le témoin : - Oui mais moi ma mère est morte! (et il pleure, le témoin pleure toujours)
L'animateur : - Alors docteur comment osez vous soutenir des thèse aussi démenties par l'expérience?
Le medecin : - euh....

 

Le medecin pris dans le fascilisme n'a alors que deux solutions:  se taire ou agresser. Or ce sont deux erreurs car se taire dans le fascilisme veut dire reconnaitre son incompétence et agresser enfreint une autre règle de base.

 

3- Survalorisation des  pensées et sentiments positifs (alias bienvenue dans la pensée des bisounours)
Il faut le savoir dans le  fascilisme seuls les sentiments positifs sont acceptés : le beau, le bien, le juste, l'amour bien sur. (oui car notez le si, ils existent!)
Tout action relevant (enfin surtout se disant relever) de ces sentiments a toujours raison : une troupe d'allumés du cigare vont enlever des enfants en Afrique se retrouvent donc victimes de leur acte d'amour; tuer sa fille handicapée parce qu'on ne la supporte plus devient "un vrai acte d'amour" etc etc etc...

 

Tout acte ou pensée relevant au contraire de la négativité est donc impossible et s'expose alors à la pire des vindictes... Notez bien cependant que la réalité des actes importe peu et que seul le discours sur la pensée compte.
Par exemple puisqu'il a été décidé un jour ainsi, celui qui reconnait avoir mis ses parent en maison de retraite est un pur salaud pour la pensée fasciliste. Même si dans les faits c'était la seule chose adulte à faire...

 

Ainsi quand on maitrise le fascilisme il faut savoir que le but du jeu est de retourner toujours son propos en pensée positive: Telle blogeuse par exemple ne crache pas son venin contre le milieu de l'édition parce que c'est juste une pure salope avec rien dans la tête et un égo sur dimensionné mais bien une jeune auteure bléssée par le complot des éditeurs... On ne crache plus sur un livre par pur mouvement d'humeur, mais on fait acte de protection envers la grande littérature française... etc etc etc...

 

En conclusion toute manifestation ouvertement agressive est donc perdue pour le fascilisme (même si dans le fond elle se justifie totalement comme l'exemple du médecin). La seule défense face à une attaque de fascilisme devient donc le recours à ses propres émotions en tentant une surenchère.
Pour gagner le medecin devrait donc dire : -oui je comprends votre douleur moi même j'ai perdu mes deux parents il y a peu de temps...

 

Et vogue la galère... La connaissance du grand public de la pensée médicale n'avancent pas... Mais qui s'en soucie?

 

Un autre exemple de fascilisme: "oui j'ai fait des erreurs, qui n'en fait pas?" Allez répondre à ça vous sans paraitre agressif et perdre la partie...

 

4- Mettre tout l'individu au centre de tout (et réciproquement): Voila donc le vrai secret du fascilisme: tenir un discours ou se reconnaitra immédiatement le plus grand nombre. Et c'est pour ça que le recours aux émotions est nécessaire car universel alors que la pensée et l'intelligence... non.
Un discours fasciliste doit être compris immédiatement de tous, même au prix de grave simplification même au prix de conneries absurdes :l'idée est d'emporter l'adhésion des masses, pas de justifier quoi que ce soit.

 

5- Flatter l'auditoire en montrant ce qu'il y a au dessous d'eux.
La pensée fasciliste n'élève jamais vers le haut, vers le chemin a parcourir ; elle a toujours les yeux penchés vers le sol pour montrer au plus grand nombre ceux qui sont en dessous... Ou alors le regard posé sur soi pour se flatter d'être si bien soi.
Ex: cindy sander est nulle, tout le monde le sait. On peut donc enfin librement se moquer d'elle.
Les people ont beau se montrer sous leur plus beau jours, ils sont des humains comme les autres (et 200 magasines le prouvent)
Le fascilisme est donc toujours la glorification de l'immobilisme, l'auto célébration de soi.

 

6- Refuser la pensée et l'intellect:
Pourquoi continuer à réfléchir quand simplement en regardant sous ses pieds on voit bien qu'on est déjà au dessus d'autres?
Pourquoi former des discours là ou le sentiment suffisent a être compris?
Les intellectuels ne servent à rien dans la pensé fasciliste. Ils sont même responsables de tous les maux avec leur pensée qu'on ne comprends pas, là ou le bon sens est compris de tous...En bonne pensée fasciliste; une pensée que le lecteur ne comprends pas ne remet donc jamais en cause le lecteur ... mais l'auteur!

Il faut le savoir...

7- les présupposés:

Quelques règles de bases:
- L'individu a toujours raison
- L'individu n'est jamais coupable ni responsable de quoi que ce soit
- Toute remise en cause est inutile

Quelques règles annexes:
- C'était toujours mieux "avant"
- Toute pensée négative est inacceptable
- Tout jugement (même personnel!)/ tout contradiction sont inacceptables... puisque l'individu a toujours raison etc etc etc...

L'individu fasciliste dort sur sa bien pensance et la conscience aigue de sa propre dignité comme un chat repu au soleil... Il n'a pour seule pensée que ses émotions... qui n'ont bien sur ni a s'expliquer ni a se justifier.

alors vogue la galère!

A suivre.


Posté par xannadu à 17:15 - fascilisme - Commentaires [2] - Permalien [#]
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